Agence de la consommation en matière financière du Canada
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Sophie Miron

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Histoire

Sophie Miron est éducatrice en matière financière au Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais à Gatineau, au Québec. Elle travaille sur un projet appelé l'École de l'argent qui vise à informer les Canadiens âgés de 16 à 35 ans et tous les nouveaux Canadiens au sujet des finances personnelles et de l'élaboration de budgets.

La plupart des clients ont recours aux services du Carrefour lorsqu'ils sont confrontés à des difficultés financières. Sophie rappelle aux clients qu'il n'est pas toujours évident de faire la distinction entre les désirs et les besoins, et elle fait souvent référence à la différence entre le mode de vie et les ressources. Elle demande à ses clients d'évaluer leur mode de vie pour voir s'il est compatible avec les ressources dont ils disposent. « Ce que je peux constater au niveau des plus jeunes, et qui me fait un peu peur, c'est tout l'aspect de la consommation, mentionne Sophie. Ils voient à la télé des choses qu'ils désirent mais qu'ils ne peuvent pas se permettre. Ils finissent par y aller et payent à crédit, ils ne sont pas capable de rembourser, le stress se crée et oups! ils sont tombés dans le piège de l'endettement. »

Le Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais met au point des ressources que les clients peuvent utiliser à la maison et qui incorporent les outils de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada. Sophie explique qu'elle utilise les outils de l'Agence comme soutien lorsqu'elle rencontre ses clients parce qu'ils sont complets, facilement accessibles et utiles. Elle ajoute que les clients se sentent à l'aise de les consulter puisqu'ils proviennent d'une agence gouvernementale.


Transcription

Je m'appelle Sophie Miron. Je travaille au Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais depuis maintenant trois ans. Je suis éducatrice en matière financière pour le projet de l'École de l'argent qui existe depuis 2004.

L'École de l'argent se veut un projet pour sensibiliser, informer et accompagner les jeunes de 16 à 35 ans et les nouveaux arrivants de moins de cinq ans au Canada dans le domaine des finances, donc de les informer, de les sensibiliser, de les accompagner vers les bonnes ressources.

On a plusieurs outils qui sont utilisés dans le cadre du projet de l'École de l'argent. L'ACFC nous a permis d'aller chercher de l'information concrète, rapidement, pour pouvoir construire nos outils maison et nous soutenir dans nos interventions.

Citer l'ACFC dans nos outils, ça nous donne une crédibilité parce que c'est quand même une agence du gouvernement. C'est super important d'informer les gens parce que si à 16 ans je ne sais pas faire un budget, bien c'est normal, mais ça se peut qu'à 50 ans, je ne le sache pas non plus. Ça ne va pas avec l'âge, ça va avec la connaissance.

Dernièrement, j'ai eu un jeune homme qui financièrement n'allait pas super bien mais il avait quand même un revenu qui était suffisant. Cette personne-là, on a été capable d'identifier en faisant son budget, en ramassant ses factures, c'est toujours le truc pour les amener eux-mêmes à se rendre compte que finalement je pensais que je dépensais 100 $ au restaurant mais c'est peut être plus 200 $, 250 $, même 300 $ au restaurant que je dépense par mois. C'est peut être ça qui fait que je n'arrive pas. Avec cette personne-là, on a été capable de l'amener à prendre conscience qu'il dépensait beaucoup plus que ce qu'il avait imaginé.

Moi ce que je peux constater au niveau des plus jeunes, et ce que je trouve un petit peu épeurant, c'est tout l'aspect de la consommation. On voit à la télé donc on désire ces choses-là qu'on ne peut pas se permettre. On finit par y aller, on le paye à crédit, après ça on n'est pas capable de rembourser et le stress se crée et oups! on est tombé dans le piège du crédit.

Il faut amener le jeune à se rendre compte que ça se peut que mon chandail de marque très coûteuse ne corresponde pas aux ressources que j'ai. Donc je dois faire un choix de mon style de vie versus ce qui est possible.

Il faut qu'il soit capable de comprendre, de faire le parallèle entre une vie saine et des finances saines parce qu'il y en a un parallèle. Je dis souvent l'argent pousse dans les arbres; il faut juste savoir lequel planter.



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Date de modification :
2011-05-19